Face à l’antisémitisme, face au racisme, face à l’oppression et l’exploitation : ni oubli ni pardon !

Kippour est dans la tradition juive la fête du pardon et de la réconciliation. C’est un moment où chacun et chacune est invitéE à faire le bilan de ses actions, réparer les torts qu’il ou elle ont pu commettre. Un moment d’autocritique nécessaire en somme pour progresser dans notre relation aux autres, mais aussi un moment de régulation sociale, pour tenter de dépasser les conflits.
C’est cet aspect social, qui vise à préserver le lien de réciprocité et de respect mutuel nécessaire à toute société organisée, que nous choisissons de retenir, parce qu’elle a une dimension universelle et parle à chacun et chacune d’entre nous, que l’on soit athée ou croyant, pratiquant d’une religion ou pas.
Mais ce pardon suppose le respect mutuel et réciproque, et ne devrait pas être confondu avec la tolérance face à l’oppression, ni ne doit conduire à renvoyer dos à dos oppresseurs et opprimés en aspirant à un « pardon » qui élude la question de la justice sociale et de la remise en cause de l’oppression et de l’exploitation.
Les attaques antisémites, racistes, xénophobes et antiféministes comme celle de Halle, la montée en puissance des actes et discours racistes et masculinistes en général, et ce d’où qu’ils viennent, le développement de la guerre, le maintien du colonialisme, de l’exploitation capitaliste n’appellent pas notre pardon, mais le renouveau de notre combat contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation !