L’antisémitisme, comme toute forme de racisme, n’a pas sa place dans le mouvement syndical !

43493498_1900519550017815_2553295222100459520_nLe mouvement ouvrier a toujours été confronté à l’influence de courants racistes et antisémites cherchant à diffuser en son sein une idéologie qui permet de protéger la bourgeoisie et diviser le prolétariat. Déjà à l’occasion de l’agitation boulangiste et de l’affaire Dreyfus, à la fin du XIXème siècle, le mouvement syndical a été confronté à ce genre de dérive. Mais dès cette époque, la frange la plus combative et la plus consciente du mouvement ouvrier et syndical a pris conscience de la nécessité vitale, pour le mouvement ouvrier, de défaire ces menées racistes et antisémites. Plus de 300 syndicalistes révolutionnaires ont ainsi attaqué le meeting antisémite du Tivoli Vauxhall, en janvier 1898, dispersant le meeting et infligeant la première défaire significative au mouvement antisémite. De cet acte fondateur, s’inspirerons des générations de militantes et militants ouvriers, syndicalistes de classe, pour développer lutte contre le fascisme, le racisme et l’antisémitisme. Qu’aujourd’hui une organisation prétendant se réclamer du mouvement syndical, la CFTC 42, reprenne ouvertement de la propagande néo-nazie d’une site comme « démocratie participative » devrait appeller à une condamnation unanime de la part de l’ensemble du mouvement syndical. Cette nouvelle surenchère raciste s’inscrit dans l’ambiance de la période, celle où militants racistes de tous poils, de Zemmour à Dieudonné, des identitaires aux soraliens en passant par les différents courants fascistes, tiennent le haut du pavé. Pour les renvoyer aux poubelles de l’histoire, toutes et tous tant qu’ils sont, renouons avec l’internationalisme ouvrier, la conscience de classe et l’antifascisme syndical et révolutionnaire…

Publié sur facebook le 8 octobre 2018