
Depuis le début du mouvement de grève contre la réforme des retraites, les grévistes sont la cible d’une déferlante haineuse. On connaissait le traditionnel discours antigrévistes de la « prise d’otage » des « honnêtes citoyens » par les cheminots grévistes. Certains opposants à la grève n’hésitent désormais pas à franchir un pas de plus dans le dégueulasse en ajoutant l’islamophobie et l’antisémitisme au mépris de classe habituel : après les propos islamophobes d’Agnès Cerighelli attribuant la responsabilité de la grève à l’approche de noel au « prosélytisme islamique », voilà que le journaliste Patrick lelong se vautre dans une forme de négationnisme bon teint, sans que cela soulève guère de réaction indignées : Il compare les trains bondés suite aux ralentissements des transports en commun du fait de la grève interprofessionnel initiée par les cheminots de la SNCF et les salariés de la RATP à Drancy aux convois de déportés pendant la guerre, et parle de « déportation ».
En ces temps, de luttes sociales massives et de grève d’ampleur qui trouvent leurs origines dans la politique de guerre sociale menée par le gouvernement Macron au service de la bourgeoisie, nous tenons à rappeller que leurs chiens de garde sont prèts à toutes les plus abjectes strategies pour discréditer la grève qui les font trembler.Y compris recourir au racisme, à l’islamophobie, à l’antisémitisme dans sa version négationniste.

Nous rappelons que notre histoire ainsi que la lutte contre l’antisémitisme ne sont pas des hochets à agiter sous n’importe quel prétexte, que ce type de comparaison/banalisation relève du négationnisme le plus crasse et est une insulte à notre mémoire et celles de nos familles.
Les corps de nos défunts et de nos survivants ont droit au respect et à la mesure de leur histoire. Les 63000 juifs qui furent déportés depuis le camp de Drancy et la tragédie de leurs vécus n’est en rien comparable avec les désagréments que vivent les usagers de la RATP.
Nous rappelons que l’antisémitisme c’est aussi l’instrumentalisation et la minimisation de notre histoire à laquelle Patrick Lelong se prête pour discréditer les mouvements sociaux.
Nous nous souvenons, nous, de l’importance du rôle joué par les cheminots dans la résistance face aux nazisme, avec plusieurs milliers de morts en déportations, quand une grande part de la bourgeoisie, des gouvernants et la direction SNCF se vautaient, eux, dans la collaboration.
VIVE LA LUTTE, VIVE LA GRÈVE ET VIVE LA RESISTANCE!
