Soutien des JJR Besançon au journaliste Toufik-de-Planoise

  1. Le dimanche 12 novembre avait lieu devant la mairie de Besançon un rassemblement contre l’antisémitisme. Organisée par la Ville et par la Licra, une estrade réunissait des personnages publics auxquels nous ne nous identifions pas, et dont le lien avec la lutte contre l’antisémitisme nous paraît fort flou, hypocrite et mensonger tel que le préfet du Doubs ou des députés de LREM et d’autres élus de leurs institutions capitalo-réactionnaires. Nous, camarades des JJR, nous sommes invité-es à l’événement et avons pris la parole sur la place pour réaffirmer notre légitimité dans cette lutte et notre point de vue : Juif-ves, révolutionnaires, contre l’antisémitisme et tous les racismes, refusant de considérer le gouvernement mais aussi l’extrême-droite comme des alliés dans nos luttes. Ainsi nous dénonçons la composition de cet auditoire, incluant également la droite dure incarnée par Ludovic Fagaut (LR), des militants et cadres Lepénistes tels que Jacques Ricciardetti, Thomas Lutz et Nathalie Fritsch (RN), les soutiens d’Éric Zemmour comme Fabrice Galpin (REC), jusqu’à d’authentiques sympathisants d’organisations pétainistes, négationnistes et fascisantes, à l’image de Matteo B., compagnon de route notoire des néonazis de Vandal Besak (VDL BSK).
  2. Notre intervention (à savoir une simple prise de parole au mégaphone) a été violemment réprimée : huées, tentatives de coups pour nous empêcher de parler, salut nazi, agent de police nous enjoignant de « nous calmer », intervention de la mairesse nous enjoignant également de ne pas faire de bruit, puis pour finir contrôle d’identité par la police. Cette répression d’une violence inattendue nous confirme le bien-fondé de notre action et renforce notre détermination à nous faire entendre. Heureusement, nous étions entouré-es de nos allié-es politiques bisontin-es, notamment membres des collectifs La Nuée, PDA, Intransigeance, Nous toustes, Solidaire étudiant.e.s. Et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant bisontin, qui pendant que nous parlions, filmait à nos côtés les violentes réactions du public. Parce qu’il était en train de le filmer, un homme qui hurlait contre nous a administré un coup de poing à Toufik. Toufik s’est protégé minimalement en le repoussant simplement, et l’agresseur a perdu l’équilibre et est tombé par terre (sans dommages graves si ce n’est un bleu sur les fesses). Il semble que des agents du Procureur aient convaincu cette homme de porter plainte : vendredi 17 novembre, Toufik-de-Planoise était convoqué au commissariat et retenu en GAV plusieurs heures pour répondre de cette agression. Cette accusation à son égard s’ajoute à l’acharnement procédural et policier qu’il subit pour l’empêcher d’exercer son métier, et de continuer de documenter l’actualité depuis son point de vue indépendant. Ainsi la police et la « justice », depuis des années, multiplient les procédures, les menaces, les arrestations et procédures-baillons a son encontre. Nous, membres des JJR, soutenons sans réserve Toufik-de-Planoise, rappelons son innocence totale dans cette affaire, et le contexte de répression politique dans laquelle elle s’inscrit.