Le 17 avril 1975, les Khmers rouges prennent la capitale cambodgienne après plusieurs années de guerre civile.
Ils arrivent au pouvoir dans une région fortement déstabilisée par le colonialisme et par les sales guerres menées par la France puis par les États-Unis. Remplaçant un régime qui ne devait sa place qu’aux manœuvres des services secrets états-uniens, les Khmers rouges sont aidés par la Chine. Par réflexe anti-impérialiste, ils sont également soutenus par une partie de la gauche française. Celle-ci avait quelques années auparavant joué un rôle clé dans la politisation de Pol Pot, Kieu Samphan, Ieng Sary et d’autres.
Durant les quatres années de leur règne de terreur, ils déportent massivement, séparent les familles, provoquent la famine, torturent et assassinent tous celles et ceux qu’ils considèrent comme déviant·es : fonctionnaires, membres du clergé, citadin·es, minorités ethniques et religieuses, personnes suspectées d’opposition, etc. Entre 1,7 et 2,5 millions de Cambodgien·nes sont tué·es, soit approximativement un quart de la population. Parmi ces crimes contre l’humanité, le massacre des minorités cham et vietnamienne est aujourd’hui qualifié de génocide.
En 1977, les Khmers rouges décident d’attaquer leur voisin vietnamien. Celui-ci finit par réagir en décembre 1978. En moins d’un mois, les Khmers rouges, pourtant soutenus par la Chine et depuis peu par les États-Unis, sont chassés du pouvoir et passent à la guérilla. Celle-ci ne prend fin qu’en 1999.
Souvenons-nous de leurs victimes.


