Le 26 et 28 juin, un colloque universitaire marxiste, Historical Materialism, devait se tenir à Paris – Dauphine. Quelques jours avant qu’il n’ait lieu, l’université a informé que la rencontre serait annulée si les Soulèvements de la Terre, l’Action Antifasciste et Houria Bouteldja y figuraient. Les organisateurs ont donc décidé·es de délocaliser une partie de l’événement et se sont tourné·es pour cela vers la Bourse de Travail de Paris, gérée conjointement par plusieurs organisations syndicales. Cette dernière a accepté d’héberger les exclu·es, à l’exception de l’essayiste antisémite, dont il est en effet difficile de comprendre la présence dans la programmation initiale.
Contrairement à ce que prétendent certain·es de ses partisans, il ne s’agit donc aucunement d’un acte de censure mais du refus de la part d’organisations inscrites dans le mouvement social de recevoir une intervenante portant des valeurs incompatibles avec celui-ci. Nous regrettons que cette position ne soit pas unanimement partagée, la figure de proue de la théorie du « philosémitisme d’État » ayant pu présenter son dernier livre à la Bourse de Travail de Lille au mois de février. Nous saluons la décision des syndicats qui composent la Bourse du Travail de Paris et leur apportons tout notre soutien.
L’antisémitisme est une gangrène. Aucune place ne doit lui être laissé dans le mouvement social.

