Dans son discours du 15 juillet 2025, François Bayrou a annoncé une série de mesures visant les travailleurs·ses, les retraité·es et les services publics. Sa politique est en effet inscrite dans la continuité des contre-réformes menées ces dernières décennies par les gouvernements successifs au service du capital. Leur objectif est simple : la remise en cause des conquêtes sociales arrachées de haute lutte par le mouvement ouvrier : remise en cause de la cinquième semaine de congés payés, destruction progressive de la Sécurité Sociale, des services publics, de l’assurance chômage, du système de retraites, étranglement financier et mise au pas des associations d’éducation populaire, etc.
Parmi les attaques, la suppression annoncée du 8 mai comme jour férié qui commémore la défaite de l’Allemagne nazie en 1945.
Même si d’un point de vue historique la date du 8 mai est contestable (parce que les armées allemandes signent la reddition le 7, que la poche de Saint Nazaire n’est libérée que le 11, que le Japon continue la guerre jusqu’au 2 septembre, ou que le 8 mai 1945 marque aussi le début des massacres de Sétif), une telle mesure est inacceptable. Le souvenir des Juif·ves, Tziganes, personnes LGBTQI, résistant·es, et plus largement de tou·tes celles et ceux qui furent assassiné·es ou qui s’engagèrent contre Hitler et Pétain ne doit pas être sacrifié pour préserver les bénéfices des actionnaires. De plus, alors que les héritier·es de la Collaboration sont aux portes du pouvoir et qu’une internationale d’extrême-droite commet ses méfaits à visage découvert, la commémoration des crimes du nazisme est plus que jamais une nécessité morale et politique.
La mobilisation est donc nécessaire. Pour faire reculer le gouvernement, organisons-nous dans nos syndicats, dans nos entreprises et dans la rue. Contre l’austérité, contre l’oubli !

