Depuis octobre 2023, Israël mène une politique d’épuration ethnique au moyen de massacres de civils et de destruction systématique d’infrastructures à Gaza.
L’attaque du 7 octobre du Hamas sur des civils israélien·nes a laissé place à une toute puissance au gouvernement d’extrême droite de Netanyahou et sa coalition qui poursuivent sans relâche leur escalade meurtrière : après près de 60000 mort·es dont un tiers d’enfants, aujourd’hui la famine est sa nouvelle stratégie assumée à Gaza, avec l’objectif affiché de pousser la population au départ et qui fait d’ores et déjà de nombreuses victimes.
Les infrastructures, écoles, hôpitaux, et les habitations ont été détruites, la quasi-totalité de la population a été déplacée, les bombardements sont incessants, la population traumatisée physiquement et psychologiquement. Les Gazaoui·es meurent non seulement sous les bombes, mais aussi de famine et de malnutrition. L’aide humanitaire est bloquée à la frontière (en moyenne, seulement 28 camions entrent quotidiennement, très loin de la quantité suffisante pour permettre la survie de plus de deux millions d’habitant·es) et chaque distribution est un risque pour la population d’être tuée par des tirs de soldats israéliens (plusieurs centaines de personnes ont déjà été assassinées ainsi).
La situation et les témoignages et images qui nous parviennent sont plus qu’insoutenables, et nous assistons, impuissant·es, à une catastrophe humaine largement évitable. Comme l’ont redit plus de cent organisations humanitaires intervenant sur le terrain dans un communiqué commun, « des enfants meurent de faim dans l’attente de promesses qui ne se concrétisent jamais […] les États peuvent et doivent sauver des vies avant qu’il n’y en ait plus aucune à sauver. » (https://www.amnesty.fr/actualites/famine-de-masse-a-gaza-humanitaires-en-souffrance). Les crimes contre l’humanité commis par Tsahal à Gaza sont indéniables et documentés par des sources nombreuses, fiables et variées. Seul·es des suprémacistes fanatisé·es par la propagande israélienne refusent de les admettre.
Mobilisons-nous en conséquence pour que la France fasse pression sur les gouvernements israélien et égyptien par tous les moyens possibles pour que cesse cette catastrophe humanitaire, que la nourriture puisse rentrer, qu’un cessez-le-feu et un arrêt de la guerre immédiats soient actés, que les otages vivant·es puissent rentrer chez eux, que les Palestinien·nes placé·es arbitrairement en détention administrative soient libéré·es. À plus long terme, un processus pour une paix juste et durable est nécessaire, fondé sur des réparations, l’égalité de toutes et tous et le droit au retour. Il devra inclure un tribunal international pour juger les crimes contre l’humanité qui sont en train d’être commis.
Il en va de l’urgence et du respect le plus élémentaire de la vie et de la dignité humaine.

