Texte co-signé par Memorial 98.
La justice française a récemment émis un mandat d’amener contre deux franco-israéliennes poursuivies pour complicité de génocide suite à une plainte émanant de plusieurs organisations françaises et palestiniennes. Nili Kupfer-Naouri l’organisation d’extrême-droite Israel is forever ; Rachel Touitou est quand à elle la porte-parole du groupe Tsav 9. Toutes deux ont organisé le blocage physique de camions de nourriture destinés à Gaza et la destruction de cette aide. Plusieurs ONG dont Standing Together se sont mobilisées sur place contre ce blocage, mettant en lumière la complicité et la passivité des forces de l’ordre face à cette action criminelle.
Indépendamment des désaccords que nous pouvons avoir avec certaines organisations à l’origine des plaintes, nous saluons cette décision et espérons que cette procédure aboutisse. En effet, alors que plusieurs dizaines de milliers de Gazaoui·es ont été assassiné·es et que l’armée israélienne continue ses exactions malgré le soi-disant cessez-le-feu, nous réaffirmons notre conviction que celles et ceux qui prennent part à ces crimes ou qui en font l’apologie doivent comparaître devant la justice. Cela est vrai pour ces deux militantes d’extrême-droite ; pour celles et ceux qui ont prétendu qu’il n’y avait « pas de civils innocents à Gaza » ; mais surtout pour les dirigeant·es israélien·nes qui ont ordonné le massacre : leur place est devant un tribunal international, rappelons que Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant sont sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Les criminel·les contre l’humanité doivent rendre des comptes, d’où qu’ils viennent. Cette exigence de justice ne doit pas connaître d’exception.

