Texte co-signé par le RAAR et l’UJRE.
Depuis son élection, le nouveau maire de Saint Denis Bally Bagayoko, élu sur une liste LFI – PCF, fait face à une intense campagne de calomnies sur les réseaux sociaux et dans les médias. Au premier rang de ces derniers, la chaîne d’extrême-droite CNews s’est une fois encore tristement illustrée dans l’abjection.
En moins d’un mois sur la chaîne de Bolloré, Tugdual Denis a insinué que son élection serait due à une complicité avec le narcotrafic ; Michel Onfray l’a comparé au « mâle dominant » d’une « tribu primitive » ; Jean Doridot en a fait un chef de « tribu » à la manière des « grands singes » ; Jordan Florentin a inventé une série d’incidents causés par son élection ; et, cette fois sur RMC et BFM, une interview ou il évoquait, en reprenant la formule d’un poète, Saint-Denis comme « ville des rois morts et du peuple vivant » est devenu aux oreilles d’Apolline de Malherbe la « ville des noirs ». Si Bally Bagayoko est ainsi ciblé, c’est car il cumule trois éléments, qui aux yeux des racistes sont des fautes : il est noir, il est maire d’une commune dont une part importante de la population est racisée, il est de gauche. Nous lui apportons tout notre soutien face à cette campagne raciste.
Alors que la négrophobie s’exprime aussi ouvertement sur les réseaux sociaux et dans les médias, alors que l’extrême-droite est aux portes du pouvoir, la mobilisation antiraciste est nécessaire : l’empire médiatique Bolloré doit être démantelé, la haine en ligne doit être sanctionnée, et les forces progressistes doivent porter partout un message résolument antiraciste, sans aucune compromission avec la négrophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme, la rromophobie, ni aucune forme de racisme.

