Depuis environ deux semaines, plusieurs centaines de milliers de lycéen·nes se mobilisent pour de meilleures conditions d’études (rénovation du bâti scolaire, recrutement d’enseignant·es, fin de parcoursup, etc.). Ils ont été rejoints par des personnels de l’Éducation Nationale mobilisé·es pour les salaires. Face au mouvement social, le gouvernement répond par la répression policière : des milliers de jeunes ont été mis en garde à vue, on compte plusieurs centaines de blessé·es, certain·es grièvement, et de nombreuses vidéos et témoignages montrent une police utilisant gaz lacrymogènes, LBD et grenade assourdissantes sans aucune justification. Cette répression n’est ni aveugle, ni accidentelle : elle cible prioritairement les établissements regroupant des élèves des classes populaires et racisé·es ; elle est le fait de forces de répression majoritairement acquises aux discours d’extrême-droite ; elle est le fruit d’une doctrine de maintien de l’ordre qui laisse les mains libres à la police pour commettre toutes les violences. Le gouvernement en est donc pleinement responsable.
Les revendications des lycéen·nes sont légitimes. Pour qu’illes obtiennent satisfaction, la mobilisation massive est le meilleur moyen. Face aux politiques antisociales, l’organisation syndicale et collective est notre meilleure arme. Soyons donc nombreux·ses dans la rue aux côtés des lycéen·nes pour nous opposer à la répression, pour revendiquer des meilleurs salaires et pour la défense des services publics.

